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L'usage de l'expression « bonne leçon » est très, même trop courant. Elle va dans le sens du proverbe célèbre des Shadoks « Si ça fait mal, c'est que ça fait du bien ». Encore un petit tour dans le CNRTL, une bonne habitude ;-)
Quand on lit la définition de Leçon, voici ce qu'on trouve
Donc une « bonne leçon » est donc une correction, ce qui nous amène à la definition de Correction dans ce contexte
F.− Peine, châtiment infligé(e) en compensation d'une faute et en vue d'amender le coupable.1. Vx et rare. Autorité ou pouvoir de reprendre et d'infliger une peine. Les enfants sont sous la correction du père (Ac. 1835, 1878).2. Dans le domaine du dr. Châtiment infligé conformément aux dispositions de la loi.− Correction paternelle. Peine infligée par un magistrat à un enfant mineur, à la requête de son père, en vue de sanctionner sa mauvaise conduite. Droit attaché à la puissance paternelle :4. Le père, la mère ou la personne investie du droit de garde d'un mineur peut, quand celui-ci donne des sujets de mécontentement très graves, adresser une requête au président du tribunal pour enfants du lieu de domicile du mineur pour demander qu'il soit pris à l'égard de ce dernier une mesure de correction paternelle.Rauzy, Picquenard, La législation de l'aide sociale, Nancy, Berger-Levrault, 1955, p. 468.− Maison de correctiona) Lieu où étaient autrefois détenus des mineurs délinquants (aujourd'hui centre d'éducation surveillée).b) Établissement où sont détenus les condamnés à un emprisonnement correctionnel. Être enfermé en maison de correction, par voie de correction.3. Dans le domaine relig. Peine, mortification infligée en vertu de la discipline.− Correction fraternelle. Dénonciation d'une faute; peine ou réprimande infligée à un pécheur en vue de sanctionner ses fautes, et à titre d'exemple. Le droit de correction fraternelle, exercé avec humilité et charité, est reconnu au supérieur d'une communauté monastique ainsi qu'à tout fidèle (Marcel 1938).4. Dans le domaine de la vie privée. Châtiment infligé en vertu d'une décision personnelle.a) Peine exemplaire subie en compensation d'une erreur, d'une faute et qui sert de leçon :5. Je rentrai en France n'ayant pas de quoi payer ma route, tandis que les trésors pleuvaient sur les disgraciés : je méritais cette correction.
Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 2, 1848, p. 620.b) Réprimande :6. − Vous avez eu tort (...) lui dit-il [l'abbé Faujas] rudement (...).
Elle [Mme Mouret] le regarda, surprise de cette sortie brutale (...). Lorsqu'il la vit révoltée sous cette correction trop sévère, il se radoucit...
Zola, La Conquête de Plassans, 1874, p. 985.c) Châtiment corporel, plus ou moins vigoureux, infligé à la main ou par d'autres moyens, à un animal, à un enfant ou à un adulte en compensation d'une faute. Appliquer, donner, flanquer, infliger une correction; s'attirer, mériter, recevoir, subir une correction; une correction légère, magistrale, manuelle, salutaire, sévère, solide, vigoureuse. Procéder à une correction (cf. G. Leroux, Roul. tsar, 1912, p. 78) :7. Injustement battu, il [le chat] ne prend que le temps de gonfler ses poumons et de reculer d'un pas, avant d'administrer à la Noire une correction telle qu'elle en suffoque, râle de rage et saute le mur pour cacher sa honte dans le jardin voisin.
Colette, La Maison de Claudine, 1922, p. 248.
Et bien quand on se pence sur ces mots, recevoir une bonne leçon n'a rien d'heureux. Quelle horrible expression. Soyons lucide: est-il vraiment constructif d'apprendre la douleur? La réponse à une telle question est naturellement non.
L'apprentissage, c'est une accumulation d'expérience. Certes, certains sont meilleure que d'autre, et l'inverse est vrai. Et alors? Pourquoi nous plaisons nous à enfoncer un clou dans une plaie à vif? Le vécu est déjà largement suffisant.
Que cache ces mots? Une habitude social. Une idée très pieuse de croire que la souffrance est un bon guide. Nous sommes dans une société judéo-chrétienne. Ce qui induit que nous avons des fondement culturels lié à ces codes religieux. Il n'est pas question d'être croyant, c'est juste que notre culture s'en est imprégné, au fils de siècle.
La culpabilité et la douleur sont très présente dans ces religions. Ces concepts ont largement présent dans nos habitudes social. Ce n'est pas parce qu'une chose est une habitude, que cela implique qu'elle est bonne.
Et justement, c'est le cas pour ce que cache cette expression. La souffrance n'est pas une bonne base à un apprentissage profondément encré en nous. Au contraire, elle invite a des stratégies d'évitement et des comportements plus ou moins correct. Un apprentissage efficace se fait sur la base de la confiance en soit, en l'autre. La confiance assure une bonne assimilation, stable et sûre.
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